Victoria: quand les bambas* cheap deviennent tendance…

Quand j’ai quitté Barcelone en 2007, les Victoria étaient les shoes tendance du moment, vierges ou customisées. Pendant le Festival Primavera Sound de 2007, le stand Victoria a attiré beaucoup de monde car on pouvait venir customiser une paire de Victoria à l’aide de markers spéciaux, repartir en achetant sa création ou celle d’un autre, ou simplement laisser son travail à l’oeuvre collective de paires qui s’amoncelaient sur le stand.


La marque de chaussures espagnoles Victoria existe depuis 1915. Une copine espagnole m’avait fait rire en m’expliquant que les Victoria avaient torturé de nombreux jeunes Espagnols, car il y a quelques années en arrière les Victoria étaient les chaussures espagnoles les moins chères du marché (après les espadrilles évidemment) et offrent un grand choix de couleurs, pour le plus grand bonheur des mamans espagnoles qui peuvent les coordonner avec les robes ou bermudas de leurs retoños. De nombreux parents chaussaient donc leurs enfants avec ce modèle cheap, au grand damne des petits qui rêvaient de sneakers américaines coûteuses ! En 2006, on a vu apparaître de nombreux messages sur des forums espagnols: beaucoup de grands enfants étaient à la recherche des bambas Victoria de leur enfance qui semblaient avoir disparu de la circulation…

Avant de partir de Barcelone, je n’ai pas pu m’empêcher de commander ma paire de Victoria blanches customisées… Et puisqu’il semble que les Victoria se font peu à peu une place en France dans le milieu des arty-underground addicts depuis le printemps 2009 voici un lien qui pourrait vous intéresser: Glint Shop .


Il s’agit du shop où j’avais passé commande pour les miennes, customisées par l’artiste Nikki. Ils en ont toujours plein, j’ai pu le vérifier sur place début août ! Je les avais payées 50 euros il y a 2 ans. Je ne sais pas si le prix est toujours le même.

En 2007, les Victoria non customisées avaient déjà connu une hausse certaine de prix mais on les trouvait encore à 10-15 euros dans les boutiques de chaussures traditionnelles espagnoles. En France les basiques sont aujourd’hui en moyenne vendues à 29 euros, par exemple sur le site du chausseur online Sarenza.com ou sur le site Shoes.fr. Pour les plus petits prix (25 euros) filez sur le site Kiki et Galou. On les trouve depuis le mois de juin dans la vitrine de la boutique créatrice de tendances parisienne Espace Kiliwatch de la rue Etienne Marcel. Le mot d’ordre marketing en France semble désormais être la customisation, puisque elles sont présentées comme « l’emblème de la sneaker de ville au style décontracté, confortable et éco-friendly. Gaies et colorées, elles ne demandent qu’à être customisées par vos soins… Votre paire ne sera celle de personne d’autre ! ».

Et il faut dire qu’en France ça fait toujours du bien quand arrivent des tendances bon marché et surtout qui prônent un peu d’originalité et d’unicité ! Alors soyez créatifs !

Distributeur en France : Dunes – 34 rue dussoubs – 75002 Paris – tél : 01.42.36.90.40

*tennis, sneakers